Je la sentais pas moi cette fille toute de marron vétue qui est rentrée dans la bibliothéque d'une démarche trainante, semblant regarder les choses qui l'entouraient comme si elle les découvrait pour la première fois. Pourtant, levant le nez du livre passionant que j'était en train de lire, je la vis, sans hésitation aucune, se diriger directement vers le rayon de la sscience-fiction. Voilà bien une lecture de jeunes dépravés ! Elle erra là-bas pendant 10 seconde puis fit demi-tour et rentra dans la pièce consacrée aux Bandes-Dessinée. Pfffff Les jeunes de nos jours ne savent plus lire, ils se contente de regarder les images ! Je la vis sortir presque aussitôt, tenant deux Bandes-Dessinées japonaises. allez y comprendre quelquechose vous qui avez un cervaux à l'endroit, dans un livre où tout est écrit à l'envers ! Puis elle se remis à errer dans les rayonnage mais cette fois vers la section théâtre français. J'étais persuadée qu'elle fesait semblant ou tout simplement qu'elle ne s'était pas rendue compte de quels genre de livre il s'agissait, mais à ma grande surprise elle se dirigea vers moi et me demanda de lui conseiller des livres sur la seconde guerre mondiale. Mais ma pauvre enfant ! je faillie lui répondre. C'est que des livres sur ce sujet, il y en a des tas. Je me mis tout de même en devoir de me plier aux exigences de la dure profession de bibliothécaire, et je commençais à lui sortir des piles de livres adaptée à une tel jeunesse, que je lui jetait dans les bras. Elle feignait de les regarder avec attention. au bout d'un moment elle me montra un livre qu'elle avait sorti tout seul, d'un niveau littéraire plutôt élevé, surprise je lui demandais en quelle classe elle était, et à ma grande stupeur cette jeune fille me répondit quelle était en 1ére L. Allez croire ça, il n'y a plus aucun respect pour la littérature si on autorise de tel personnes à etudier ce noble art. Au bout d'un certain temps qu'elle passa le nez sur la 4éme de couverture des livres que je lui avait remis et que je passais à veiller à ce qu'elle ne les abime pas, je la vit remettre un à un tous les livres que j'avais peiné à sortir pour n'en prendre qu'un : L'ami retrouvé. désormais convaincue qu'elle s'était jouée de moi, je passais ces livres avec mon sourire le plus hypocrite et furieuse, abordais le client suivant avec toute la hargne dont j'étais capable.
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L'ami retrouvé (titre original: Reunion parut en anglais en 1971)
de Fred Uhlman:né le 19 janvier 1901 à Stuttgart en allemagne, mort à Londres en avril 1985. Ecrivain et peintre britannique d'origine allemande.Fred Uhlman fait des études de droit en 1927 et devient avocat.Il quitte l'allemagne le 24 mars 1933 pour Paris, échappant ainsi au sort qui attend de nombreux juifs; il y fit de nombreuses choses diverses et variées tel que la création d'un cinéma pour enfant, du journalisme, de la vente de tableaux [et même du commerce de poissons tropicaux ?] Il rencontre sa femme Dianna - fille de Sir Henry Page Craft, membre de parlement britannique - en espagne en 1936, et est donc obligé d'aller au Royaume-Uni en 1938.Il y installa le comité des artistes réfugiés, centre anti-nazi pour réfugiés et combattants d'Espagne. Mais quelques mois plus tard, il fut fait prisonnier à l'île de Man par les britanniques en juin 1940, car il était considéré comme suspect, puisque d'origine allemande. Les internés y passaient leur tems à peindre ou à écouter des conférences, il put donc s'adonner à son ancienne passion: la peinture.
« Ce n'étaient pas les hommes les plus intelligents qui tenaient le coup le mieux, mais ceux au quotient intellectuel le plus bas. Pour certains c'était le bon temps, puisque tout leur était procuré: asile, nourriture, compagnie, et ils étaient à l'abri des bonbardements aériens. Assis sur la pelouse, ils jouaient aux cartes du matin au soir, parfaitement heureux... »
Libéré, il deviendra britannique et un peintre célèbre.
Genre: roman
résumé + avis personnel:
Le héros, Hans Schwarz, est un adolescent juif allemand. Un jour un nouvel élève entre dans la classe: Conrad [Graf von] Hohenfels, dés lors, notre héros n'a plus qu'un but, faire de Conrad son ami. Et il y parviendra, et les deux jeunes seront alors liés d'une amitié aussi forte que l'amour qu'une chose cependant viendra troubler: la montée d'Hitler au pouvoir et les idéologies nazies de la mère de Conrad...
Comme on peut le constater en regardant sa biographie, le héros de cette histoire vit une histoire un peu similaire à celle de Fred Uhlman. Mais ce qui compte dans ce roman n'est pas tant l'histoire (bien mais sans plus), mais bien sur le style. L'auteur décrit avec une réelle poésie ces faits et comme le souligne très bien arthur Koestler dans la préface, on sent comme un petit goût de nostalgie dans cette histoire qui traite d'un des plus grand drame de l'Histoire humaine.
Une version cinématographique du régisseur Jerry Schatzberg adaptée par Harold Pinter a été primée au festival à Cannes en 1989.






